jueves, 20 de septiembre de 2007

Hausse Court.

Pour tenter eventuellement de comprendre comment et surtout combien la pensee post moderne scientifique a pu s'etendre jusqu'a perpetuite dans la composition musicale actuelle, il n'y a qu'a prendre les 10 voire 15 dernieres annees musicales vecues outre atlantique version Washington mon amour et peser l'ampleur du desastre.La langue americaine s'affirmant de plus en plus comme etant une langue de "patterns", de termes pseudo-scientifiques utilises partout, a tout heure et n'importe comment , y compris dans la musique.La ou un Frank Zappa ironisait deja sur tout ce qu'il allait advenir de ce sombre avenir musical, la technologie deballee et un brin derangeante continuait son irruption dans l'univers musical si tant et si bien que de nouvelles appelations de tartufle virent enfin le jour,il etait temps, d'un genre neuf,frais, totally new, et confondant splendidement nouveaute et avant-gardisme,cette croyance fortuite et maline qui voudrait tirer l'innovation technologique de la matiere musicale et en faire une nouvelle oeuvre d'art.Travailler le son pour en finir tout court avec le celui-ci,cette vibration vieillote et desuette aura vecu, il etait temps de s'en debarasser.Dommage colateral, une technologie meurt aussi vite que ces nouvelles etiquettes musicales, qui tombent en friche aussi vite que les dernieres versions des logiciels, 5.2-1 et 5.2-1-01, la nouvelle culture post moderne se telechargeant d'elle-meme au flux des clic clic, et n'ayant semble-t-il plus besoin de personne, la voici affranchie de tout pouvoir de controle.La voici enfin libre et prete a l'emploi.Redevenue accessible et reutilisable, paternisable, son cristallin dernier cri,math rock en version epuree, notes epileptiques ne durant d'un quart de tierce,mac pac man, revenons donc a la matrice originelle, celle des codes et des chiffres et celebrons la purete du concencus retrouve.
La seconde partie d'echec de Kasparov contre la machine infernale Deep Blue fut,semble-t-il une belle demonstration.Kasparov la perdit apres avoir pourtant remporte la premiere faute d'avoir pense les echecs.Il voulut tenter de rivaliser avec la machine infernale sur le plan de la memorisation seule, et il fut vaincu.
C'est comme si l'idee d'avoir affaire a un univers musical grotesque (terme aussi bien utilise en anglais qu'en japonais) etait devenue l'idee triomphale et irreversible.Enlever toute forme de beaute musicale quelconque, qu'elle quelle puisse etre, et la soustraire avec une nonchalence accrue.La remplacer par un zeste de polymorphisme sonore, et en faire la nouvelle donne du moment et a venir.
Un genre de Schumpeter et sa theorie de la "destruction creatrice" rebalance dans la nouvelle donne musicale.Detruire la version 6.4 pour passer au 6.5.Nothing new.
Et on en redemande, on collectionne, on empile, on compile, senile animal.

miércoles, 19 de septiembre de 2007

Capsule.

http://www.observingjapan.com/ peut etre vu comme une mine d'or d'observations affutees sur la vie au Japon en general, bien loin des visions habituelles tombant trop souvent dans la platitude de la pensee voire de l'esprit illumine rejoignant le degre de la pensee zero.
Rendez-vous etait pris avec Steven, non sorti d'un sitcom a tendance americaine mais plutot venu d'une terre de liberte, la Californie.Nous sommes tous deux ce qu'il est commun d'appeler des maniaco-depressifs de la derniere trouvaille musicale, encore que Steven semble battre tous les records enregistres.Divergence d'etat d'ame tout de meme quand vient le theme epineux de la place d'une quelconque forme de sens - legitime ou pas - pouvant survenir au sein de la musique.Lui exige de la musique une terre sans frontiere de sensations eparses et indescriptibles, du jamais vu ni entendu jusqu'ici, pensee conceptualiste, tout comme la philosophie mais qui me fera dire pas plus tard que ce matin que , meme si j'ai moi-meme revendique une forte dose de nihilisme dans la pensee musicale par le passe, le retour tant attendu a l'idee que la musique puisse vehiculer un sens, ou tout du moins quelquechose qui n'est pas vraiment quelquechose,ne se saura pas fait attendre."This doesn't work on americans" fut une des repliques de Steven qui me resta un certain moment, comme si, comme si, la conceptualision d'un territoire enferme dans ses frontieres pouvait remedier a l'idee de desaccord sur un sujet aussi federateur que la Musique.
Mais l'idee de se laisser surprendre de temps a autre par un enieme tartufle infecte par le virus de la pseudo-pensee avant-gardiste moderne de facade ne m'est pas non plus si etrangere, loin de la, comme tout le monde, je sais eclater de joie et dire "that's awesome", "I've never heard that before, that shit is nasty".Le temps de quelques minutes non mentales, la sensation nous envahit et l'on finit quand meme par s'etirer bien mechamment a la fin du concert - bailler etant la regle - avant de rentrer home sweet home.
"You'd better go to America, work there for a while, learn, then you'll become much more marketable".Celle-ci n'etait pas de Steven, mais d'un ancien recruteur de consultants en herbe venu tout droit des terres texanes et qui me conseillait la transcendance que dis-je la redemption par le bizutage du marche americain.
Le fondamentalisme de marche des anglo-saxons tres celebre dans les media francais se verifie en general assez souvent pour qui en fait l'experience.

jueves, 13 de septiembre de 2007

You can't say that anymore.

Here I am.As I am, back to the hectic visa issue.How long more, how much more will I have to convince my own self that Beautiful Japan is really worth this experience, which is stritly mine, netherless to say.Lies fly on the ground, invisible, imaginery decease, pathological mind.Fucking mind. Seems like I won't probably never and ever recover from this land.Therefore I will become myself again, as I can't wait to return over here.
De l'art moyen mineur de faire renouveller son visa parce-que voyez-vous c'en est presque la preoccupation principale de l'etranger local moyen."Oh dear, I'm done, I just cleared this thing out, well done, good job, got my visa".Ou le desir -personnel- de vouloir s'eterniser ici encore un peu plus.Pourquoi, pour qui, terribles questions fuyantes, qui mettent generalement mal a l'aise bon nombre d'etrangers locaux."Well, why not Brazil, why not Japan ?".De cet ordre-la.
Reaction moins endocrinienne qu'automatique en ce qui me concerne.
Au bureau de l'immigration, l'equipage vous salue et vous prie de bien vouloir remercier le Ministere de la Justice de daigner prendre le temps de considerer ne serait-ce que votre cas.C'est deja bien.Le Japon , ca se merite.Desir d'acceder au Japon,en telechargement.
Indignation a demi-masquee de l'inspecteur douanier lorsque je lui fais savoir qu'eu egard a ma mission "000" professionnelle c'est bien de traduction et de marketing dont il s'agit.A noter aussi qu'au prealable, j'eus l'immense mauvaise chance de rencontrer dans le bus deux charmantes demoiselles frenchy issues de la new wave sans doute et avec lesquelles j'ai pourtant fait tous les efforts possibles pour me retenir d'en prendre une pour taper sur l'autre."Ben, nous , on travaille chez Christian Dior.Et toi , tu fais quoi?".Retour zoom arriere sur la fiche a remplir donc, ou semble-t-il il n'existe aucun type de visa rentrant dans la categorie des etrangers "qui font de la traduction et de la fausse mercatique internationale en meme temps", car voyez-vous, les etrangers, ca traduit et c'est tout.Ou ca donne des cours."Va donc te faire foutre" fut des lors la deuxieme replique sur la liste des coups de revers disponibles.Je gardai finalement la premiere.Et me voila en train de sombrer dans un ton nasillard Nothombien.Paf.
Peu avant la mauvaise rencontre, quelques bribes de conversation captes ca et la revenaient tel des reflux gastriques sur ce que j'avais entrevu deux jours auparavant sur sa majeste Internet."Les 24h Chrono de l'international", enchante, asseyez-vous, ou les fourberies de Scapin en version mondialisee.Cliquer sur la ville de Tokyo et abreuvez-vous, que dis-je absorbez les temoignages d'un charge de mission commerciale sorti de l'Ambassade de France -"c'est le bon moment pour investir au Japon", ou encore d'une femme d'expatriee bien franchouillarde se pamer devant tant de confort quotidien local.Chacun y va de sa petite experience, si bien qu'au final ,l'impression d'assister a une messe mormonne dans un des pires villages de l'Utah finit par me caresser l'echine.Diagnostic : boire davantage de vin.
Absolument, le Japon, c'est top ultra cool sur ma shopping list.Tokyo, c'est la-bas que ca se passe.Ca bouillonne.Ca n'arrete pas, c'est fantastique.Comme ca du Japon.
Velo dans le fosse."Mais relevez-vous, bon sang !".
Paraitrait que la mode du moment serait d'avoir des enfants "half" parce-que ca fait bien aupres des copines.Ca fait un effet buck.L'humeur de ma collegue a change depuis qu'il a lui a ete annonce que finalement il serait bien impossible d'obtenir deux semaines de vacances bien meritees pour cause de mariage.Il lui avait ete certifie le contraire depuis le debut des negociations.Le plan lune de miel semble bien remanie par voie de consequence.Voila, c'est tout.

domingo, 9 de septiembre de 2007

"People love their phones ."


"A survey claims that people love their cell phones more than most things in life."
Amen.Il n'en fallut pas plus pour me persuader d'eteindre ce foutu ordinateur aujourd'hui.Tres belle analyse post moderne tiree de sa majestee Yahoo.com .
Sinon, la relecture du moment se concentre sur quelques parties assez interessantes d'un des livres de Takeo Doi, psychanalyste (tiens, quelle troublante coincidence, dans "psychanalyse", il y a "anal", tiens , encore plus troublant, il y a aussi "Lyse", Lise? ), intitule "The anatomy of dependance- a key analysis of Japanese behavior".Curieux quand meme le titre.Il serait vachement bien de pouvoir trouver le meme genre de livre intitule "The anatomy of the corrida - a key analysis to Spanish behavior".

L"Amae", ou cette dependance plus accrue ici parait-il vis-a-vis de l'autre, un pillier evident de cette societe.D'ou les heures sup', les autres restent alors moi aussi.Nan, ca marche pas, c'est nul.Essaye encore.
L'ironie Zappayenne, c'est ca qui manque au quotidien.Terriblement.

Souvenir persistant aussi, celui du premier "nomikai", soit ceremonie dediee a l'accueil d'un nouvel embauche et qui se pratique generalement a grand coup de pichets de biere destines a tester les capacites de resistance de la jeune recrue -c'est de bonne guerre- soiree plate au cours de laquelle ce cher team unit boss avait prononce cette fameuse phrase que je n'oublierai probablement jamais , a savoir "Sushi san, karui seikaku ni shite o kudasai", ce qui se traduirait par "Monsieur le Sushi, soyez bien gentil et docile s'il vous plait".J'oubliai rapidement les autres phrases prononcees tant la premiere semblait battre toutes les autres.Monsieur le sushi, avec votre gueule de taliban terroriste, de grace, ne soyez pas le clou qui depasse, ne posez pas de bombe, soyez humbe, oubliez votre ego de petit pretentieux occidental, et rejoignez-nous a bord.
Formidable lecon de sociologie.Non, non, nous ne sommes pas differents.Je fais partie comme vous de la masse, vous voyez bien cher manager, je bois la meme biere que vous.Collaborons, collaborez.

sábado, 1 de septiembre de 2007

Please, refrain from talking on the phone.However,you can watch TV on your new mobile phone 3X78GT in silence.

L'idee conformisante est l'idee qui prime.Ou l'idee prime.
Cette tele-la est le cancer de cette societe-ci, que j'ai envie d'ecrire.Hop,c'est fait.Ce qu'il me manque volontiers,ce serait un genre de sociologue avec ses poches trouees ayant l'amabilite de m'expliquer plus en details la realite de ce quotidien-ci.Un vrai sociologue, un qui gagne pas un rond et qui manipule des grilles et des ratios jusqu'au lendemain matin.Un qui pourrait me certifier que le role de la television au Japon est un formidable machine a fabriquer de la solidarite dans le bloc-ciment de la masse dernierement un brin emechee, un tant soi peu desolidarisee.Un qui puisse venir me contredire en toute violence, venir dejouer cette auto-persuasion qui veut croire plus que tout -meme plus qu'un Tokyoite, c'est dire- que cette television-la est LA couille dans le potage qui fait pousser les mauvaises herbes.

Sur la television, un classique, Pierre Bourdieu - qui, plus jeune , travaillait deja avec Baudrillard,ce dernier ayant pris par la suite l'ascenseur pour l'hyper-realite, et l'auteur --mal a l'aise de ce mauvais blog -- tres tente de le prendre aussi - se livre a une analyse digne d'une des meilleures pizza quatre fromages qu'il est permis de manger a Rome, pas a Tokyo, ca va sans dire .



Television, mirroir, narcissisme, idee conformisante qui veut que l'on se rassure eternellement sur soi-meme,sur ce que l'on represente aux yeux des autres, sur sa place -sociale- dans cette realite de rapports de production et plus loin de classes.
Oui, la realite d'ici est concue precisement pour se regarder dans le tube numerique.
Ce qui se passe en dehors releve effectivement d'une marginalite relevee deja a un stade bien avance, une genre de cancer, des gens venus d'ailleurs, presque des etrangers, des outsiders blesses dans leur amour propre de ce beautiful Japan, celui qui fait encore rever les foules de tout bord, parait-il.L'ironie, le Frank Zappa, soit le doping quotidien face a cette realite-ci, celle de la fin des annees 70 aux Etats-Unis pour amorcer l'epique tranche des eighties.Ca devait forcement etre mieux avant.
Ces gens marginaux sont des grillons caches dans leur galerie, et il faut les arroser ces moments-la car les rencontrer est vraiment une experience valorisante.
Tomooki fait naturellement partie de ceux-la.Merci Tomooki.

En dehors de cette realite marginale, donc forcement vraie, le coeur de l'artichaud, ce trop plein jamais satisfait de conformisme, ce besoin insatiable de controler sa vie selon le modele de la puissance du "je" collectif ne m'interesse guere, voire absolument pas.
Il faut n'en faire jamais assez pour montrer qu'on l'aime ce Japon-la, le vivre au quotidien n'est pas suffisant, j'aimerais me transformer en force jaune et jouer a Bioman pour amuser les foules et me faire applaudir.
C'est a Koenji, quartier situe a l'Ouest de Shinjuku la puta madre que les jeunes de ma generation qui n'ont plus grand chose a perdre se reunissent, dans des bars que je connais bien, au milieu d'autres generations qui n'ont que foutre de leurs problemes existentiels, "j'ai deja assez des miens, vous comprenez bien".Koenji, la ou un bon commencement d'une histoire de societe peut debuter sans trop fouiller .
Vive les marginaux, surtout ceux d'ici etant donne la difficulte de s'affirmer en tant que tel dans une societe sourde.Mais la sociologie, c'est un peu la representer comme une photo d'un lieu pris a l'instant T, des photos que l'on accumule dans un joli classeur relie, et qui finit tot ou tard par remplir le grenier, pour ce qui en ont.Une vraie marginale.

Au fond, la pensee de Baudrillard - une parmi tant d'autres - plaquee a cette realite-ci, semble se verifier parfaitement s'agissant du cas du Japon moderne.La desaffection du lambda moyen pour ce que y est encore convenu -dans la norme - d'appeler la politique, couple a la supremation reelle de la television - autre forme d'hyper realite- sur ce qui fait que le quotidien est ou du moins semble paraitre- font du Japon moderne un pays avant-gardiste et content de l'etre, meme sans le faire expres.Le retour des sondages sur le prisme deformant des medias, ce qui fait qu'on se fait son idee sur cette realite-la a laquelle on fait confiance plus que tout autre analyse personnelle et si pertinente soit-elle,n'a jamais rendu la pensee de Baudrillard aussi seduisante.