miércoles, 1 de agosto de 2007

For the Good of the public.

Belle connerie.Relu un parpaing de belles et fumeuses theories economiques, "L'avancee des biens publics",de chez Albin Michel l'ami des etudiants en economie.L'economie, c'est tres joli, surtout dans les livres.Dans la realite, c'est autre chose et c'est dommage.Les perspectives se deforment semblerait-il.La necessite d'une politique europeenne commune, d'une politique internationale commune, le grand mythe unificateur, et on continue d'y croire chez la haute communaute intellectuelle ecomomiste, a grands renforts de colloques et de conferences super concepts.Elles tournent a plein regime les machines desirantes, celles de rendre le monde meilleur en l'uniformisant avec des modeles de cybernetique economique.Continuons, continuons.
La lecture terminee, je me prendrais presque a y croire.Et puis non, dommage, la realite semble bien tout autre.La vie sur Pluton, peut-etre.

Les Japonais sont des marothoniens.D'ailleurs, le lambda moyen excelle dans la discipline.Surtout les femmes.Dans les pornos aussi, c'est interminable.Ma collegue aussi est une marothonienne.Je suis meilleur sur courte distance.Quel devouement, quelle beaute.On dirait presque la princesse Amaterasu.Ou quelquechose du genre.Ca fait cliche mythologique, mais je me dis souvent qu'un bon Mircea Eliade vaut toujours mieux qu'un pave de chez Albin Michel.Amaterasu,celle qui avait perdu son combat contre son salaud de frere, et qui, defaite, se retira de la scene mediatique et partit s'enfermer dans une grotte.De la, elle prit la position de la victime durant de nombreuses semaines voire annees lumiere allez savoir, idealisa cette position de maniere a ressortir grandie de cette defaite.Qui perd gagne, ou presque, mais c'est un faux raccourci.Mieux vaut prendre la contre-allee.
Travailler dans une vraie entreprise japonaise, 200% pur jus, pour se convaincre de partir d'ici plus tot que prevu.
Mesurer l'incessante responsabilite professionnelle et plus loin sociale qui vous incombe, ca fait bien dormir, comme la vie diplomatique.S'il suffisait que j'adhere au concept d'apres-guerre local qui pousse la machine a ne jamais abandonner, a ne jamais ceder face a la barbarie (l'erreur), s'il suffisait que j'integre cette notion si simple en apparence du "j'essaye de toutes mes forces", s'il suffisait de croire a la beaute si pure et melo-dramatique du sacrifice du soi, s'il suffisait que je fasse tout ca, et bien je me mettrais a regarder les sitcom americaines a la tele pour de bon.L'impression lourde de ne jamais en faire assez au travail, de saboter le travail (tiens tiens, "l'ecole buissoniere" en japonais se traduit par " sabotage" en francais katanacise), de faire des erreurs comme tout le monde ou presque, sans pour autant se sentir responsable etant donne l'insignifiance demesuree de la chose, cette incapacite latente a trop prendre les choses au serieux, a ce qu'elles sont et me donnent a voir, ces choses du quotidien, se sentir responsable vis-a-vis de tout, victimiser les autres, jusqu'au bout.Life is a never ending task until death.Tout ca, tout ce bordel ambiant qui fait que je m'en tape, m'en contre-fous au plus haut degre du contre-foutage humain, concluant que je fais ce que je peux etant donne ma configuration neuronale, mais surtout, je fais ce que le salaire me dit de faire.Version personelle du pragmatisme.
Incomprehension totale avec ma collegue.Et je m'en tape, c'est mieux ainsi, je ne lui demande pas de bien vouloir me comprendre.Je la trouve deja bien formidable dans ce qu'elle fait.Elle est certainement mon plus bel exemple dans cette boite.Je suis plein d'admiration a son egard meme si elle ne le voit pas de cet oeil.Je ne peux faire davantage que de m'emmerder avec qui je suis.Autant dire que l'incomprehension risque d'etre totale au bureau.Viendra sans doute le moment venu, celui ou les amares seront larguees pour de bon.

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