miércoles, 15 de agosto de 2007

En haut, sur le plongeoir des 3 metres.

Baudrillard : "La culture occidentale ne se maintient que du desir du reste du monde d'y acceder".

Feminisme contre feminite,ou les deux a la fois, la question de comprendre comment une "occidentale" se meut dans la masse locale m'interesse au plus haut point.Chasses croises estivaux, imaginons le nombre d'occidentaux males mettre un pied a BangCock pour un tres loin voire interminable Week-End, celui du salut sans doute.Meme les males locaux semblent manquer de vraie feminite aupres de ces demoiselles locales tant le nombre de touristes "en solo" et en provenance d'ici bas pour une destination deja connue semble croitre davantage chaque annee.
Occident, phenomene Madonna/Michael Jackson s'expliquant de lui-meme, le Japon semble egalement avoir quelque peu ete emeche par le grand tourbillon mondialiste de l'uniformite grandiloquente, bref jusqu'a quand la culture du "kawai" sera-t-elle en mesure de resister face aux grands assauts des medias renovateurs de la pensee moderne, allez, allez, arretons de jouer les fi-filles et sachons grandir, hein.Jusqu'a quand.
Boom de la communaute homosexuelle en Irak.Les moeurs se modernisent.Le Bien se repand et c'est tres bien ainsi.

Doravideo, artiste futuriste et futurisant local, et dont je me permets de citer l'introduction du phenomene sur www.sonore.com , gomenasai Franck , c'est pour le Bien de l'humanite :
"Doravideo, c’est un écran et un batteur. Matraquant et alternant à la vitesse de la lumière les modes lecture, retour rapide, avance ou pause sur sa batterie/télécommande, Yoshimitsu Ichiraku, l’âme et le bras fort de Doravideo, interagit sur une série d’images qui s’entrechoquent sur l’écran : Uma Thurman coupe des têtes ; George Bush et Kim Jong Il galvanisent leurs troupes ; le groupe Kiss joue en live… Les séquences se bousculent, se mélangent. Le grondement de la batterie s’intègre à la bande son et le rythme des roulements saccade les mouvements.

Avec son projet Doravideo, dont l’interface batterie/ordinateur a été développée par Takayuki Ito, Yoshimitsu Ichiraku a relevé un triple défi : jouer en solo, gagner un public de non-initiés et forcer la reconnaissance de la scène artistique internationale (Mention Honorifique Musique Digitale au Prix Ars Electronica en 2005). Délibérément scabreux et délicieusement provocateur, Doravideo bousculera les amateurs de bon goût."

Et a force de pousser l'idee du concept assez loin, genre enfonce dans le sable jusqu'au coup, le charme a pris, non pour ce que cette musique conceptuelle semble vehiculer au premier abord, j'ai nomme la sensation bien plaisante de la nouveaute absolue et plus loin absurde - une nouveaute est toujours absurde - -hein?-, mais qu'a grand coup de tautologie musicale , on finit par ouvrir des breches musicales pour le moins interessantes.Ce cher Ishiraku reussit l'exploit de transposer l'hyperealite de ce monde dans des bouts de sequences somptueusement choisis -en tout cas, ca en a tout l'air- sequences imagees, repetees, disloquees, eventrees, retardees, emechees, fatiguees, oui, c'est ca, fatiguees, lasses d'exister dans leur quotidien banal.Alors, Doravideo rend presque hommage a ce quotidien banal, un peu comme s'en etait occupee l'arrivee des mangas.Et c'est fou ce que ca marche bien, tellement bien ,que quand Ryuichi Sakamoto decide d'integrer cette musique concept dans une architecture orchestrale, et bien la magie prend, sauce piquante.Quel hommage au quotidien, dans sa forme la plus pure, ironique au possible, dramatique mais presque attendrissante.
Je n'y etais pas, et c'est tant pis pour moi.



Magie de l'orchestre et de ces longues sequences de piano travaillees jusqu'a la corde, theme lancinant renforce par des rythmes de batterie renverses, abuses, poussifs, mais le resultat est etonnant : on finit par en oublier qu'il s'agit de maitrise d'un concept technologique tant l'orchestre semble avoir raison de persister jusqu'au bout, il semble y avoir derriere tout ca quelque chose de fondamental, quelque chose, une matiere a travailler, presque tactile, une faisceau a suivre, bravo.

Bravo aussi sur cette seconde sequence qui est au demeurant la parfaite illustration de l'incomprehension soudaine et generalisee qu'une audience seule semble en mesure de creer.
La salle de haute mondanites en tous genres ne sachant pas trop quoi faire devant cet amas de morceaux musicaux recolles, dejoues , hesitant sans doute entre le "c'est epatant" et le "c'est interessant, il fait ca souvent?".Puissance des images et de leur insignifiance, nihilisme musical , il aurait fallu filmer l'audience en temps reel et rebalancer tout ca sur ecran geant.La resultat aurait pu etre proche d'une journee dominicale passee au zoo du coin.Tour de force.Et personne ne comprend.Mais il n'y a rien a comprendre, c'est la toute la beaute du concept !.

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