
"Contrairement a l'idee requise,
La parole n'est pas creatrice d'un monde;
L'homme parle comme le chien aboie
Pour exprimer sa colere, ou sa crainte.
Le plaisir est silencieux,
Tout comme l'est l'etat du bonheur."
Michel Houellebecq, dans "La possibilite d'une ile".
Creusons plus loin.
Et si le desinteressement concensuel du nippon moyen pour la politique signifiait au fond bien quelque chose, tout au moins bien davantage que la simple notion de desinteret partiel entrevu sous une mauvaise approche culturaliste. Toute vie en societe induit de facto une politisation presque molleculaire de l'individu.Peut-etre que vouloir inlassablement tout ramener au jeu rationnel de la politique serait comme enfermer (mot un peu fort certes mais c'est l'amour du risque) l'acte de pensee dans une grille de cogito cartesien "je pense donc je sue".Il y a tres certainement ici sacre matiere a reflexion.Le genre Kafkaien ferait bien parti du quotidien local dominant, ou domine, c'est selon.La philisophie immanente japonaise, avec son axiome de pensee "distinct/confus" serait deja sans doute une certaine parodie de la vie politique elle-meme, allez savoir.
Dieu qui seme et qui recolte contre Dieu qui pique et qui deterre.Ouest / Est.Le symbole de l'arbre occidental qui s'est plante dans le corps avec tout le venin de cette si chere transcendance de la pensee injecte a l'interieur, bien dans les viceres.La mauvaise herbe, celle qui les parceme les bordures des rizieres, toute droite dressee n'existe qu'entre les grands espaces non cultives. Elle comble les vides, seme les doutes, presque, aussi.L'herbe, image de Chine, est debordement, c'est toujours l'herbe qui a le dernier mot, lecon de morale.


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