
Rapido,car les croques monsieur sont dans le four.
Reflexion, pornographie memorielle, qui vient de ressurgir in da caboche ce matin au reveil.Pouf.
Encore une anecdote, decidement, quelle tenacite.Se rappeler cette histoire assez incroyable que le mal aime Baudrillard avait relate, soit cette dame niponne, qui un dimanche apres-midi se promenait toute endimanchee dans un paysage de campagne.Stupeur , mais pas vraiment, quand elle apercoit soudainement un jeune garcon en train de se noyer dans la riviere jonchant le chemin.Cette dame le voit evidemment,elle est bien la seule pouvant porter secours immediat au petit garcon.Mais cette dame ne fait rien, prend la decision de ne rien faire, apparemment tres sure d'elle.C'est ce qui a ete ensuite rapporte aupres de la police lorsqu'elle a du faire sa declaration, s'expliquer sur cette volonte bien meditee de ne pas intervenir, de ne pas aller secourir le petit garcon.Sur ses motivations, elle declarait alors: "Si je l'avais sauve, jamais, tout au long de sa vie, il n'aurait pu rembourser sa dette envers moi, toute sa vie, il aurait porte un sens de la dette enorme et inechangeable, tout simplement parce-que sauver la vie de quelqu'un ne s'echange contre rien".C'est ce que Baudrillard nommait precisement "l'echange impossible".
Il est bien entendu que ce genre d'anecdote passerait certainement des jours difficiles sous le porche de la morale occidentale.
Mais pas ici.
Que ce blog est parfait dans son role de petit gaijin qui se prend la tete decidement pour rien.Qu'il remplit bien son role, parfait , vraiment.Zou, la diagonale.
Baudrillard,encore et pour finir:
"L'universel a eu sa chance historique. Mais, aujourd'hui, confrontés à un nouvel ordre mondial sans alternative, à une mondialisation sans appel d'un côté, et de l'autre à la dérive ou à l'insurrection tenace des singularités, les concepts de liberté, de démocratie, de droits de l'homme font bien pâle figure, n'étant que les fantômes d'un universel disparu. Et on imagine mal qu'il puisse renaître de ses cendres, et que les choses puissent se régler par le simple jeu du politique - celui-ci étant pris dans la même dérégulation et n'ayant guère plus de fondement que la puissance morale ou intellectuelle.
Cependant, les jeux ne sont pas faits, même si rien ne va plus pour les valeurs universelles. Les enjeux, dans le vide laissé par l'universel, sont montés en puissance, et la mondialisation n'a pas gagné d'avance. Face à sa puissance dissolvante et homogénéisante, on voit se lever partout des forces hétérogènes, pas seulement différentes mais antagonistes et irréductibles.
Un cas tout à fait remarquable est encore une fois celui du Japon. Celui-ci n'a rien perdu de sa singularité, quoi qu'on en dise (satisfaction méchante, chez ceux qui ont perdu toute originalité, de pressentir cette dégradation chez les autres). Mieux : il a réussi sa mondialisation (technique, économique, financière) mieux que tout le monde, sans passer par l'universel (la succession des idéologies bourgeoises et des formes de l'économie politique). On peut même supposer que c'est pour ne pas s'être embarrassé de l'universel qu'il a si bien réussi techniquement et mondialement, en associant directement le singulier (la puissance rituelle) et le mondial (la puissance virtuelle)."
Cette reflexion date de 1998, depuis il en a coule de l'eau sous le pont.2007, meme combat ?.Dois-je encore y croire ?.Pourquoi pas,peut-etre suffit-il de forcer un tout petit peu la realite, de la polir, de la tordre un tant soi peu.


1 comentario:
Un poisson ne sait jamais quand il pisse.
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